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Comment les insectes détectent et évitent les répulsifs

first_imgComment les insectes détectent et évitent les répulsifsDes chercheurs américains ont découvert les récepteurs olfactifs des insectes qui sont sensibles au DEET, un répulsif très largement utilisé, notamment contre les moustiques. Ils ont ainsi compris comment les insectes l’évitaient mais aussi comment y trouver des alternatives.Le DEET ou diéthyltoluamide est un composé chimique présent dans de nombreux répulsifs destinés à éloigner les insectes. Ce produit est particulièrement utile pour éviter les maladies transmises par les moustiques au premier rang desquelles se trouvent le paludisme, le chikungunya ou la dengue. Néanmoins, le DEET présente plusieurs inconvénients. D’une part, il peut dissoudre certains matériaux plastiques et est donc susceptible de causer des dommages lors de son application (par exemple sur des vêtements synthétiques, des branches de lunettes…). De plus, c’est un neurotoxique pour les mammifères tandis que les moustiques y développent peu à peu une résistance. Enfin, ce produit est cher et il n’est donc pas adapté pour les pays pauvres, notamment en Afrique, où il y en aurait pourtant bien besoin.Des récepteurs dans les antennes  Malgré tout ce que l’on sait sur ce produit “jusqu’à présent, personne n’avait la moindre idée des récepteurs olfactifs utilisés par les insectes pour éviter le DEET”, indique l’entomologiste Anandasankar Ray cité par l’AFP. Avec son équipe de l’université de Californie, ce chercheur est parvenu à identifié les récepteurs olfactifs des insectes sensibles au DEET. Dans l’étude publiée par la revue Nature, il explique comment des recherches ont été menées sur la drosophile (mouche du vinaigre). À lire aussiMaladie de Charcot : symptômes, causes, traitement, où en est on ?Au cours de ces travaux, les scientifiques ont modifié génétiquement la mouche pour que les neurones activés par le DEET deviennent vert fluorescent. De cette façon, il a pu être découvert que les récepteurs impliqués dans la réaction au DEET, appelés Ir40a, se situaient à l’intérieur d’une région peu étudiée de l’antenne de l’insecte, le sacculus. Plus intéressant encore : les chercheurs ont également identifié de nouveaux composés chimiques qui agissent sur les mêmes récepteurs et qui pourraient servir d’alternative au DEET. De nouveaux répulsifs Ainsi, “nos découvertes pourraient déboucher sur une nouvelle génération de répulsifs bon marché qui pourraient protéger les hommes, les animaux et aussi, dans le futur, les récoltes”, souligne Anandasankar Ray. Huit substituts potentiels au DEET ont été testés et 50% d’entre eux se sont révélés efficaces contre le moustique-tigre (Aedes albopictus), vecteur de la dengue et du chikungunya. Trois sont des agents de saveur et de parfum déjà autorisés par les autorités américaines comme additifs alimentaires, souligne l’AFP. Pour le Pr Ray, ces produits “sont très sûrs pour l’homme, ne dissolvent pas les plastiques et sont très efficaces comme répulsifs anti-insectes”. Reste la question du coût. “Notre rêve est qu’ils soient suffisamment abordables pour être utilisés pour la prévention en Afrique, en Asie, en Amérique latine”, espère l’entomologiste. En effet ce sont “des régions du monde qui souffrent énormément de maladies transmises par les moustiques et autres insectes et où le DEET n’est pas utilisé parce que trop cher”.Le 6 octobre 2013 à 09:55 • Maxime Lambertlast_img read more